ASSOCIATION ROMANDE DES AGENTS TECHNIQUES HOSPITALIERS
ET SÉCURITÉ HOSPITALIÈRE
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Journée technique du 19 avril 2007
Les risques de contamination lors de travaux de transformation dans un établissement de soins ne doivent pas être pris à la légère.

L'article ci-contre, paru dans le journal 24 heures du 15 mars 2007, relate un incident survenu à l'hôpital de l'Ile à Berne.

Il est impératif de mettre en place des systèmes de mise en dépression des zones en chantier par rapport aux locaux avoisinants.

Les déchets de chantier ne devraient pas traverser les locaux ou couloirs par où transitent des patients à risques.

Si il y a impossibilité de faire autrement, les déchets doivent impérativement être emballé pour ce tranport et les patients transitant dans ces zone doivent porter des masques de protection.

Des systèmes aéro biodécontaminateur devraient être installés dans les zones proches du chantier.

Guy-Michel Coquoz
Chef d'atelier Chauffage-Ventilation - CHUV

article 24 heures du 15 mars 2007


Cet autre article paru dans le Matin Bleu du 16 mars 2007 mérite également une attention.
Le cas survenu à Berne,où deux enfants hospitalisés ont été contaminés par une moisissure,n'est pas isolé.
A Genève,une telle contamination a eu lieu en 2003. "Ma fille a attrapé cette moisissure alors qu'elle était dans le service d'oncologie de l'Hôpital des enfants", témoigne Alain Chanson.
Elle a pris des anti-biotiques pendant six mois.Et elle-s'en est sortie.
Selon une étude réalisée en 2006, aux hôpitaux universitaires genevois (HUG) un patient sur dix attrape une maladie lors de son séjour. Ce résultat,qui paraît important, est en nette amélioration.
A Lausanne, le CHUV enregistre des résultats équivalents.
Interrogé sur les contaminations par moisissure à l'Hôpital de l'Ile à Berne, le Pr Giorgio Zanetti du service
de médecine préventive hospitalière du CHUV s'étonne du manque de mesures préventives malgré la proximité de travaux. «Si un chantier a lieu tout près de patients fragilisés, nous veillons à ce qu'un cloisonnement
complet soit posé autour de celui-ci et installons un décontaminateur d'air à l'entrée même du chantier. Cela permet de limiter la propagation de poussières.»
A la clinique Cécil, le taux d'infections est infime, 2%. Accueillant également des patients en soins intensifs, la clinique, qui subit actuellement des travaux, s'est immédiatement assurée de sa propre structure préventive.
Travaux ou pas, l'établissement privé effectue systématiquement un dépistage auprès de patients en provenance
de zones à risque: Extrême-Orient, Russie et. . . certains hôpitaux suisses.

Le Matin bleu du 16 mars 2007 - Nicolas Merckling/Karin Kotsoglou